Long-term effects of specific stabilizing exercices for first-episode low back pain

Hides JA, Jull GA, Richardson CA. Spine 2001 Jun 1;26(11): E243-8

 

Les auteurs ont réalisés une étude randomisée sous forme de questionnaire téléphonique portant sur un follow-up à 1an et 3 ans. Le but de cette étude est d’évaluer les effets à long terme d’exercices spécifiques, c’est-à-dire le taux de récidives, dans le cas de patients présentant un premier épisode de lombalgie aiguë.

La douleur et l’handicap associé à un premier épisode de lombalgie aiguë sont généralement des symptômes qui se résolvent spontanément à court terme dans la majorité des cas. Cependant, le taux de récidives est très élevé et celles-ci demeurent, hélas, très coûteuses pour la sécurité sociale.

Chez les patients présentant une lombalgie aiguë, un déficit du travail des muscles « multifides » et « transversus abdominis » a été mis en évidence. Ce déficit ne se résout pas de manière spontanée une fois les symptômes terminés et l’activité normale retrouvée. Et à l’heure actuelle, aucune relation entre ce déficit et le taux de récidive à long terme n’a jamais été mise en évidence.

La méthode d’investigation des auteurs fut de prendre 39 patients lombalgiques et de les placer au hasard, après qu’ils aient été soumis a un traitement médical constitué de médicaments, soit dans un groupe « contrôle » soit dans un groupe « exercices spécifiques ». Le groupe « exercices spécifiques » devait réaliser des exercices de revalidation spécifiques des muscles « multifides » en co-contraction avec le muscle « transverse abdominis ».

Un an et trois ans après le traitement, un questionnaire téléphonique a été réalisé.

Les résultats ont montré que les patients ayant participé au groupe « exercices spécifiques » ont présenté moins de récidives de lombalgies que le groupe « contrôle ».

Un an après, le groupe « exercices » présentait 30 % de récidives. Quant au groupe « contrôle », les récidives représentaient 84 %  (P<0,001). Après trois ans, les récidives étaient de 35 % dans le groupe « exercices » et de 75 % dans le groupe « contrôle » (P<0,01).

La conclusion s’impose d’elle-même. Les résultats à long terme ont montré que les exercices spécifique en addition avec un traitement médicamenteux sont meilleurs (de 50 % supérieurs) pour éviter les récidives que les traitements médicamenteux seuls.

 

Follow-up

Récidives à 1 An

Récidives à 3 Ans

Groupe « exercices »

30 %

35 %

Groupe « contrôle »

84 %

75 %

   

       

Renaud HAGE