KINE 2000 Y ETAIT…

 

Journée orthopédie pédiatrique du C.H.I.R.E.C. 

ULB 22 janvier 2005

 

L’orthopédie pédiatrique au quotidien :

Controverses, Mythes et Réalités

 

 

Que penser de cette journée, au titre intéressant, dont le programme devait susciter la controverse et la discussion à propos de « mythes et réalités » exposés par différents intervenants tant français que belges et balayant tant le secteur des pathologies orthopédiques néonatales que de croissance de l’appareil locomoteur et du rachis ?

 

Résumer en quelques lignes les propos tenus par les différents orateurs ne sera pas pour une fois l’objet de notre propos tant la majorité des différents exposés effectués par les orateurs français à propos de leur pratique thérapeutique journalière s’apparentait à autant de dogmatismes sans bases statistiques ni approches holistiques de la réalité biomécanique et ne laissaient (volontairement ?) pas place à la controverse. 

 

Etait-ce le nombre extrêmement faible de kinés présents mais perdus au milieu d’autant de podologues, eux-mêmes submergés par une grande majorité de médecins généralistes venus s’informer (?), qui justifia l’absence de réaction des kinésithérapeutes ... et des podos ? Quoiqu’il en soit ce ne sont pas 1 ni 10 mais des dizaines de questions qui auraient dû fuser de notre part suite aux différentes propositions françaises de traitements desquels étaient pour la plupart exclue ou négligée à coup de dogmatismes stériles, de peu d’honnêteté scientifique et de manque d’approche clinique globale, l’utilité de la kinésithérapie. P.ex.: « Je ne prescris jamais de kiné lors de la pose d’un corset et lors de son sevrage chez un jeune patient atteint de scoliose…et tout se passe très bien » (sic) !?

 

Etait-ce par politesse confraternelle que de tels exposés ne furent pas l’objet de controverses de la part des orthopédistes belges présents et généralement ouverts à la discussion en d’autres lieux…en d’autres jours ?  Nous ne pouvons que le supposer.

 

Pour progresser dans notre recherche d’amélioration du bien-être et du futur de nos jeunes patients restons tous et toutes ouverts à l’empirisme mesuré et aux conclusions d’études sérieuses ?  Heureux belges que nous sommes.

 

Mais qu’en ont pensé les nombreux généralistes présents ?

 

B. V.