HAUTE ECOLE de la PROVINCE de LIEGE

ANDRE VESALE

ANNEE ACADEMIQUE 2005-2006

SECTION KINESITHERAPIE

 

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Essai de détermination de la biomécanique de l’aquarunning et comparaison avec la biomécanique de la course de fond.

 

Melody PAIN
Haute Ecole de la Province de Liège André Vésale

 

L’aquarunning est un méthode de rééducation autant qu’un adjuvant au sein des entraînements sportifs. Sa pratique consiste à courir étant immergé en piscine jusqu’au cou grâce à une ceinture de flottaison.

Peu de littérature évoque la biomécanique de la course dans l’eau. Notre but est de déterminer la cinématique du membre inférieur en aquarunning, et de la comparer à celle de la course de fond, activité la plus semblable sur terre. Nous souhaitons orienter la prescription de la course dans l’eau.

Une population de 9 coureurs de fond expérimentés s’est prêtée à une séance de course sur tapis roulant et à une séance de course dans l’eau. L’intensité de l’effort allait crescendo de l’exercice minimal à l’exercice quasi maximal. Les vidéos et les enregistrements de leur fréquence cardiaque furent analysés par des outils informatique, mathématique et statistique.

Les résultats montrent une différence significative entre les deux styles de course, au niveau de la cadence et des amplitudes articulaires du membre inférieur étudié.

On sait aussi que l’immersion perturbe la motricité et l’équilibre.

Cela nous amène à dire que l’aquarunning n’est pas une simple simulation de la course à pied. Il faudra prendre en considération les effets d’un entraînement en piscine sur les performances terrestres dun individu, qu’il soit athlète olympique ou simple quidam.

En conclusion, on recommande de prescrire l’aquarunning en tenant compte des objectifs du sujet, de sa condition physique mais surtout des effets de l’immersion sur les systèmes proprioceptifs et moteurs.